Je voudrais remercier les Désiradiens, non pas simplement le maire et l’équipe municipale qui ont été au-dessus de toute attente, mais les anonymes, les gens que j’ai rencontrés dans la rue, les enfants qui me souriaient, les restaurateurs qui me servaient leurs meilleurs plats et leurs meilleurs punchs; ceux qui sont venus à ma signature à la bibliotheque; ce Monsieur Vangout, qui se balladait avec un exemplaire de mon roman préféré, cette dame charmante qui nous a indiqué le chemin de l’école primaire alors que je tournais en rond en voiture.

Ce n’est pas simplement parce que les Boucolon, ma famille paternelle, est originaire de la Désirade, c’est une impression de bien-être que je ne peux expliquer. Je suis arrivée sur l’île très tendue, car mon départ de la Guadeloupe, tout le monde le sait, fut assez traumatisant et riche de malentendus. Dès l’arrivée à Beausejour, quand j’ai été accueille par les aînés de la commune, je me suis sentie chez moi.

J’ai été certes heureuse que le collège porte mon nom désormais, mais j’ai été surtout émue de l’accueil du proviseur et des élèves. Dans la bouche des enfants j’entendais avec bonheur un texte que j’avais écrit et que je n’avais jamais savouré encore en Guadeloupe.

J’ai retrouvé les délices de la cuisine (burgots, lambis, boudin) et les joies ineffables des bains de mer grâce à Fabien Pioche et son tir a l’eau. Depuis des années je ne m’étais pas sentie aussi libre dans cet élément merveilleux.

Je pourrais continuer longtemps sur le même ton. Qu’il me suffise de dire simplement ‘Merci’ pour un séjour merveilleux.

Maryse Condé