Une petite île guadeloupéenne

« L’île perdue me fait mal et me répète que les peuples qui ne connaissent pas à fond leur histoire tombent facilement entre les mains d’escrocs, de faux prophètes, et commettent de nouveau les mêmes erreurs ».

Luis Sepúlveda, Les Roses d’Atacama (2012)

« En 1779, Bellot Hervagault notait que les Désiradiens avaient « beaucoup de peine pour se soumettre aux lois d’une discipline réglée, sans doute à cause qu’ils se sont vus pendant très longtemps maîtres de leur volonté et libres de leurs actions ». Aujourd’hui (G. Lasserre écrit ceci en 1957) on parle de l’individualisme des habitants de l’île, de leur incapacité à entreprendre des réalisations d’intérêt commun. Ils semblent habitués à leur mode de vie et ne pas souhaiter de changement. »

Ainsi donc, à deux siècles d’écart, deux hommes font l’expérience de la résilience désiradienne, de cette identification si forte à leur île qu’on peut dire que La Désirade ne fait qu’un avec le Désiradien, que l’un est l’autre et que l’un sans l’autre n’est rien. La Désirade, donc, belle et rebelle, sur laquelle s’est penchée Guy Lasserre dans les années 50.

Dans deux volumes qui constituent un modèle d’étude régionale ( La Guadeloupe, étude géographique. I. La nature et les hommes. – II. Les îles et leurs problèmes. Bordeaux, UFI, 1961 réédité en 1978 ) celui que Max Etna appellait «l’homme-patrimoine de la Guadeloupe», présentait l’île et ses dépendances sous tous leurs aspects, physiques, humains, économiques. Pour le géographe l’originalité de la Guadeloupe ne pouvait se comprendre sans une connaissance approfondie de la morphologie de l’île et de la climatologie antillaise, permettant de mesurer ces « risques naturels » si présents dans la vie insulaire et sans une reconstitution de l’histoire mouvementée de l’île, indispensable pour appréhender la structure sociale actuelle.

La partie consacrée à La Désirade, reflète exactement cette conception et présente à mon sens un élément inaliénable du patrimoine désiradien.

A vous de juger.

La Désirade, une petite île guadeloupéenne. Les Cahiers d’Outre-Mer, octobre-décembre 1957, t. X, n° 40, pp. 325-366  (épuisé)

En savoir plus: Guy Lasserre (1920 – 2001)

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Corruptio optimi pessima

Publié dans Archives Désiradiennes

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