Qualification et compétences de la population active

déficit de compétences

déficit de compétences

La population active française accuse, par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE, un déficit systématique sur les différents indicateurs des compétences requises dans un cadre professionnel. D’où provient ce déficit ?

D’une part, la massification scolaire s’est faite avec retard en France, impliquant que les cohortes les plus âgées actuellement sur le marché du travail accusent un retard conséquent en termes de formation initiale, qui continue à peser sur les qualifications moyennes de la population active.

D’autre part, et cela est beaucoup plus inquiétant, l’enquête PISA, qui évalue les compétences des élèves au moment de l’enseignement secondaire, comme l’enquête PIAAC, qui mesure les compétences des actifs, révèlent les mauvaises performances du système de formation initiale français. L’enquête PISA montre que le niveau moyen des élèves français du secondaire se situe dans la moyenne du classement de l’OCDE et surtout que le système scolaire français nourrit plus qu’ailleurs les inégalités et induit par là un fort déterminisme social.

L’enquête PIAAC, qui permet de regarder le niveau des compétences des jeunes actifs récemment sortis du système scolaire, démontre que les difficultés identifiées par l’enquête PISA au niveau du secondaire ne sont pas réglées au moment de l’entrée sur le marché du travail. Le niveau de compétence des 25-34 ans est en dessous de la moyenne des pays participants à l’enquête et l’écart de compétence selon l’origine sociale est plus important que dans les autres pays. Ceci indique l’incapacité des dernières années du secondaire et de l’enseignement post-secondaire (professionnel ou supérieur) à effacer le retard que certains élèves ont accumulé lors de la première partie de la scolarité, et ceci malgré la hausse importante du niveau moyen d’études.

Les enquêtes de l’OCDE révèlent également une obsolescence rapide des compétences acquises par les Français lors de leur formation initiale. Cette déqualification, une fois entré dans la vie active, met en évidence un problème au niveau de l’accès à la formation continue. Cette dernière bénéficie peu aux personnes dont les besoins sont les plus importants : en 2013, 36 % de la population active adulte française participe chaque année à une activité de formation contre 50 % en moyenne dans l’OCDE et 70 % dans les pays nordiques. Alors que 56 % des diplômés de l’enseignement supérieur participent à des formations, cette proportion n’est que de 17 % chez les individus qui n’ont atteint que le deuxième cycle.

Extrait de « Compétitivité : que reste t-il à faire ? » sur le site de France Stratégie

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Publié dans Une semaine en Desirade

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