Les incivilités numériques au travail

Teknari – Artesanía Fotográfica

Teknari – Artesanía Fotográfica

« reposer la question des fondamentaux du bien vivre ensemble, de la réciprocité, du lien avec la citoyenneté »

Résumé

Dans cet article, les pratiques d’information et de communication professionnelles sont analysées à l’aune d’une préoccupation émergente des organisations : les incivilités numériques au travail. Après avoir défini notre approche des incivilités au travail, deux études de cas permettent d’explorer le vécu des professionnels sur un type particulier de phénomène : les incivilités internes liées à l’usage du courrier électronique. Ces premières analyses montrent l’importance des questions émergentes autour des incivilités numériques au travail. Elles montrent également combien les formes d’incivilités et leurs perceptions divergent selon les contextes et les situations organisationnelles. Analyser la question des incivilités numériques au travail du point de vue de la communication organisationnelle, c’est alors s’attacher aux contextes spécifiques d’émergence des incivilités et à leur place prépondérante dans la production, la diffusion et la perception des incivilités. C’est aussi se placer à l’échelle des processus pour observer comment se construisent les régulations et les attentes en matière de lien social au travail. Les incivilités numériques au travail semblent alors constituer un objet de recherche fécond pour appréhender les mutations actuelles des pratiques d’information et de communication organisationnelle.

Aurélie Laborde

Extraits

Les principales incivilités vécues par les salariés concernent des risques liés à l’usage du courrier électronique. Déjà traités dans la littérature académique sur cet objet, elles mettent également en lumière de nouveaux items, encore peu traités aujourd’hui.

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Publié dans Dans les Revues

Comment évaluer l’impact des politiques publiques ?

Kim Myers Robertson

Kim Myers Robertson

Dans le cadre de ses missions d’évaluation, France stratégie publie un guide pour une évaluation rigoureuse de l’impact des politiques publiques à l’usage des décideurs et des praticiens.

Communiqué

Une politique publique qui fait la preuve de son efficacité voit sa légitimité renforcée. Mais réaliser une telle démonstration suppose de disposer de méthodes d’évaluation objectives et transparentes.

Évaluer l’impact de nos politiques ne répond pas seulement à un impératif de bonne allocation des deniers publics. Il s’agit aussi et surtout d’améliorer l’efficacité des dispositions mises en œuvre. Encore faut-il pour cela disposer d’informations précises qui permettront d’arbitrer en faveur des solutions produisant les meilleurs résultats.

Ce guide vise à présenter, de manière non technique, les différentes méthodes permettant d’atteindre cet objectif, en insistant sur les contraintes opérationnelles entourant la mise en œuvre des évaluations. Par souci d’homogénéité, il se limite à l’évaluation ex post, c’est-à-dire à celle qui porte sur des dispositifs existants, pour lesquels des données sont disponibles.

Ce guide propose tout d’abord une définition de ce qu’est une évaluation d’impact et présente les différentes méthodes disponibles pour mesurer les effets d’un dispositif sur ses bénéficiaires. Puis il élargit la question à la mesure des effets indirects d’une politique et aux conséquences de son extension éventuelle. Il montre ensuite avec quelles méthodes l’on peut tenter d’analyser les raisons du succès ou de l’échec d’une politique, avant d’aborder la question de la comparaison de différentes politiques poursuivant un même objectif. La conclusion recense un certain nombre de recommandations à prendre en compte en vue d’une évaluation d’impact réussie.

À ce titre, le guide insiste à la fois sur la nécessité de prendre en compte, dès l’élaboration d’une politique, les conditions de son évaluation ultérieure (notamment l’accès aux données utiles), et sur la complémentarité de différentes méthodes d’évaluation, indispensable pour comprendre l’ensemble des effets d’une politique donnée.

Comment évaluer l’impact des politiques publiques ? Un guide à l’usage des décideurs et praticiens (PDF – 1.12 Mo )

 

Publié dans Communiqué

On verra bien… on ne verra rien

Osborne Macharias

Osborne Macharias

« Lorsque tu veux savoir si tu es dans un endroit riche ou pauvre, tu regardes les poubelles.

Si tu vois ni ordures ni poubelles, c’est très riche.

Si tu vois des poubelles et pas d’ordures, c’est riche.

Si tu vois des ordures à côté des poubelles, c’est ni riche ni pauvre : c’est touristique.

Si tu vois les ordures sans les poubelles, c’est pauvre.

Et si les gens habitent dans les ordures, c’est très très pauvre »

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, d’Éric-Emmanuel Schmitt

Après les Journées du Patrimoine qui passent à l’as à La Désirade qui s’était pourtant crânement inscrite au programme de la manifestation, c’est au tour de la Semaine européenne de la réduction des déchets de passer sous la houlette de la CARL qui s’est appropriée la totalité des journées d’action à l’exception de deux jours consacrés au nettoyage des deux réserves du territoire.

Un détournement des intentions du programme européen qui vise essentiellement à mobiliser au plus près les populations dans chaque territoire via les forces vives – associations, entreprises, services publics, écoles… en mettant en place – avec le soutien financier du Département et de l’ADEME – une semaine d’animations locales initiées localement par des intervenants locaux.

Mais voilà, les deux conseillères municipales en charge du dossier ont été incapables de présenter de manière cohérente aux personnes susceptibles d’être intéressées l’opportunité offerte par cette semaine d’action: et c’est lamentable.

Pour me consoler je vous offre de lire « Déchets et climat » un magnifique article publié par MakeSense sur Medium en septembre 2015 à l’occasion du lancement en partenariat avec Suez Environnement de Future of Waste – un programme de soutien aux innovations qui apportent des solutions pertinentes à la crise des déchets.

Une bien belle source d’inspiration.

Publié dans Billet d'Humeur

A lire – « Le changement au défi de la mémoire »

Men had so much more fun back in the olden times

Men had so much more fun back in the olden times

La mutation du rapport au temps représente une des caractéristiques les plus marquantes du fonctionnement de la société contemporaine. Le « mobile » se substitue à l’« acquis », le « flexible » à l’« établi », le « transgressif » au transmis. Peut-on envisager le changement comme ce mouvement perpétuel qui renouvelle le présent par oubli du passé et réinvention continuelle du présent ? Malgré l’apparent mouvement de nos organisations et institutions, l’accélération du temps et la succession de changements rappellent constamment le rôle de la mémoire dans l’appréhension du temps présent. Si en apparence, flexibilité, mobilité et autonomie structurent notre rapport au temps, la relation au passé représente le contrepoint souvent occulté de ce phénomène contemporain.

Commander sur Pressesdesmines.com

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Cet ouvrage propose d’analyser le rôle de la mémoire dans des contextes de changement. L’analyse appuyée sur trois terrains d’enquête vise à éclairer comment la « mise en mémoire » constitue une ressource collective qui permet de construire de la permanence et du sens collectif. Cette mise en mémoire rencontre à la fois l’expérience collective et ce qui relève du mémorable, mais également son autre face, c’est-à-dire les pratiques délibérées d’oubli dans un monde en changement. Alors même que la mobilisation du passé est fréquemment interprétée comme la manifestation d’une résistance au changement, l’analyse proposée explore les registres de la mémoire à l’oeuvre dans des contextes de mutations. Elle montre comment la mise en récit de l’expérience constitue une ressource majeure pour conserver et maintenir son identité en contexte incertain.

Sophie Bretesché est enseignant-chercheur en sociologie à Mines Nantes, responsable de la chaire régionale « Risques, technologies émergentes et régulation ». Ses recherches concernent le temps et les techniques, la mémoire et les changements, les identités professionnelles et les trajectoires des entreprises.

Le changement au défi de la mémoire
Sophie Bretesché
Presses des Mines, 2016
Coll. « Libres opinions »
134 pages
18,05 €

Lire un extrait et commander l’ouvrage en ligne
sur le site des Presses des Mines

Source Recherche & innovation L’actualité scientifique de l’Institut Mines-Télécom ( Ce blog diffuse les actualités Recherche & innovation de l’Institut et de ses écoles.)

L’Institut Mines-Télécom est un établissement public dédié à l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation dans les domaines de l’ingénierie et du numérique. Il est composé des 10 grandes écoles Mines et Télécom sous tutelle du ministre en charge de l’industrie et des communications électroniques, de 2 écoles filiales, de 2 partenaires stratégiques et d’un réseau de 13 écoles associées. L’Institut Mines-Télécom conjugue une forte légitimité académique et scientifique, une proximité concrète avec les entreprises et un positionnement unique sur 3 transformations majeures du XXIe siècle : Numérique, Énergétique et Écologique, Industrielle. Membre fondateur de l’Alliance Industrie du Futur, il entretient des relations étroites avec le monde économique et dispose de deux Instituts Carnot. Chaque année une centaine de start-up sortent de ses incubateurs.

N’hésitez pas à participer et à commenter !

Rédacteurs : Véronique Charlet, Manon Lamoureux, Jérôme Vauselle, Benjamin Vignard.

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Publié dans Culture

L’impact économique local d’une activité culturelle

flora-bosi

photo Flóra Borsi

L’impact économique local d’un équipement ou d’un événement culturel est attribuable aux dépenses de ceux qui les fréquentent. Il ne peut être solidement estimé qu’en respectant, une fois compris ce qu’il mesure, plusieurs premières règles de méthode : utilisation d’un modèle économique local ad hoc, exclusion de plusieurs types de dépenses, prise en considération de ses coûts. Cette estimation faite, les résultats ne peuvent toutefois être utilisés qu’avec prudence pour motiver la subvention publique locale à une activité culturelle. Cette note détaille les raisons justifiant cette attitude.

  • Éditeur : Département des études, de la prospective et des statistiques
  • Collection : Culture méthodes | CM-2007-1
  • Lieu d’édition : Paris
  • Année d’édition : 2007
  • Publication sur OpenEdition Books : 21 septembre 2015
  • ISBN électronique : 9782111398672
  • Nombre de pages : 8 p.

La collection « Culture méthodes » met à disposition du public des notes de méthode dans les domaines qui relèvent des compétences du Département des études, de la prospective et des statistiques : statistique, analyse économique et sociologique dans les champs du Ministère de la culture et de la communication. Cette collection s’adresse aux professionnels de la culture, aux services administratifs culturels, aux élus, aux évaluateurs, comme aux milieux de la recherche. À partir d’une investigation de la littérature théorique et empirique, l’auteur précise les premiers principes de l’analyse d’impact économique local d’une activité culturelle. Au-delà de l’intérêt de faire connaître ces principes avec un souci d’exactitude et de rigueur, cette note doit permettre de favoriser des approches comparables en répondant au renouvellement d’intérêt pour l’analyse économique manifesté par de nombreux acteurs de la culture.

Le texte intégral en Open Edition

Les premiers principes de l’analyse d’impact économique local d’une activité culturelle

Publié dans Culture

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