Tourisme, côté veille sur les réseaux

Francisco Leite a.k.a. DerbyBlue

Francisco Leite a.k.a. DerbyBlue

 

Juillet 2015 aura été un mois chargé côté tourisme.

Du côté de la loi NOTRe

La création des Offices de Tourisme devient une compétence obligatoire des intercommunalités au 1er janvier 2017

Après un long parcours législatif de plus de deux années, la loi NOTRe a définitivement été adoptée par le Parlement le 16 juillet 2015 et est en attente de promulgation (après passage éventuel devant le Conseil constitutionnel).

En ce qui concerne la compétence tourisme des collectivités territoriales, celle-ci demeure totalement partagée entre les régions, les départements et le bloc local (communes/intercommunalités).

Bloc local : la compétence « promotion du tourisme, dont la création d’offices de tourisme » devient une compétence obligatoire des EPCI en lieu et place des communes membres au 1er janvier 2017.

La région ne sera finalement pas « chef de file » du tourisme

Face aux divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat, la Commission Mixte Paritaire (CMP) du 3 juillet, réunissant députés et sénateurs, chargée d’établir un texte commun a décidé de supprimer l’article 4 de la loi dans son intégralité.
Cet article prévoyait de désigner la région collectivité « chef de file » en matière de tourisme et d’instaurer un schéma de développement touristique régional unique, concerté entre les trois échelons de collectivités territoriales. Etait notamment envisagée la suppression de l’obligation actuelle de créer un CRT par région.

Toutes ces dispositions ont désormais été totalement supprimées et ne figurent plus dans le texte de loi définitif.

Par conséquent, la répartition de la compétence tourisme entre les trois échelons territoriaux demeure partagée telle qu’elle s’exerce actuellement, sans aucune modification des articles actuels du Code du tourisme.

source: Loi NOTRe et Offices de tourisme Flash Info Tourisme n°96 Juillet 2015 Offices de Tourisme de France

Du côté du Ministère des Outre-Mer

Tourisme : 27 mesures pour 2020 en faveur des destinations d’Outre-mer

La Ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, et le Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ont présidé le 22 juillet la dernière séance du Conseil de Promotion du Tourisme, consacrée aux destinations d’Outre-mer.

Le rapport présenté établit un constat sans appel : véritable levier de développement et de croissance, le tourisme n’a pas encore, dans l’ensemble des Outre-mer, la place stratégique qui devrait être la sienne.

En complément des travaux menés depuis dix mois au sein du Conseil de Promotion du Tourisme, cette séance dédiée aux Outre-mer avait l’ambition de réaffirmer la place de premier plan qu’entendent tenir les Outre-mer pour contribuer à l’attractivité touristique de la France.

Après avoir auditionné les professionnels du secteur de chacun des territoires, les rapporteurs ont formulé des propositions autour de six axes :

  • Mieux connaître l’activité touristique pour mieux la piloter : Le cluster Outre-mer d’Atout France doit se transformer en une plateforme opérationnelle et stratégique dédiée au développement du tourisme ultramarin.
  • Accompagner la modernisation et le développement du secteur hôtelier : Le rapport propose notamment une stratégie et des outils de relance de l’hôtellerie dans les DOM afin d’en permettre l’indispensable modernisation et le développement du tourisme de proximité pour lutter contre les effets de la saisonnalité.
  • Mieux promouvoir produits, expériences et marques : le rapport propose des mesures permettant d’exploiter l’avantage comparatif évident dont disposent les outre-mer. La promotion du tourisme de croisière – marché en pleine croissance – en est un exemple ainsi que le montre le rapport présenté par Jacques Maillot.
  • Renforcer l’accessibilité des destinations : le rapport propose la densification des dessertes aériennes, et de poursuivre l’assouplissement des exigences de visas, compte tenu des effets positifs des premières mesures prises en 2014. A noter, l’ouverture à Orly, en avril 2016, d’un nouveau terminal dédié aux voyageurs des destinations Outremer.
  • Prendre le virage numérique : Le rapport propose des mesures permettant de renforcer la visibilité des destinations ultramarines sur le web.
  • Formation : le rapport propose des mesures permettant de renforcer l’accès des jeunes ultramarins qualifiés sur le marché du travail du tourisme par la mise en place de parcours de carrière ou encore le développement d’un établissement de formation touristique de notoriété internationale.

 source: Ministère des Outre-Mer – Tourisme : 27 mesures pour 2020 en faveur des destinations d’Outre-mer *pdf

Du côté des Revues

« Le tourisme : un luxe réinventé ? »

Parler de tourisme, c’est parler de rêves et d’illusions, mais aussi d’ambigüités et de contraintes. D’un côté, il y a les expectatives des touristes à la recherche d’expériences authentiques et de l’autre côté, chez la population hôte peut se produire le sentiment d’une expérience déséquilibrée et inégale. Il peut en résulter des malaises pour les uns et des expériences frustrantes pour les autres, ou tout peut rester au stade d’une simple recréation artificielle des uns sans les autres, au service d’une mode ou une tendance globale. Pour aborder ce changement de paradigme et comprendre les interactions entre personnes, nous proposons le prisme du luxe, le luxe comme signe de différenciation par excellence, pour analyser les interactions entre tous les participants. Nous nous concentrerons sur les nouvelles possibilités de mobilité et de communication que les processus de globalisation ont mises en marche. Jusqu’où le tourisme permet-il une interaction réelle entre les personnes et un dialogue interculturel entre sujets ? De quelle façon les changements dans les comportements provoquent-ils des transformations dans la demande et l’expérience touristique ?

source: Yolanda Onghena, « Le tourisme : un luxe réinventé ? », Études caribéennes [En ligne], 30 | Avril 2015, mis en ligne le 17 juillet 2015, consulté le 26 juillet 2015. URL : http://etudescaribeennes.revues.org/7475  ; DOI : 10.4000/etudescaribeennes.7475

« La relation entre tourisme, croissance et développement inclusifs dans les petites destinations insulaires de luxe : l’exemple d’Anguilla dans la Caraïbe »

L’image idyllique du tourisme de luxe dans certains territoires de la Caraïbe, de l’océan Indien et du Pacifique fait souvent rêver et attire depuis longtemps une clientèle fortunée. Pour autant, les dépenses effectuées sur place par cette clientèle induisent-elles véritablement des retombées positives sur la croissance et le développement économique de ces territoires, sur le niveau de vie de la population, contribuent-elles à combattre le chômage et à réduire la pauvreté ? Quels en sont les impacts au plan environnemental et humain ? En deux mots, les principes du développement durable trouvent-ils sur place un terrain d’application favorable et conforme à ce concept ? Pour y répondre, Anguilla, petite destination touristique de luxe de la Caraïbe, fréquentée  majoritairement par une clientèle de séjour en provenance des Etats-Unis est utilisée comme étude de cas. Aussi, cette étude a pour but d’analyser les relations complexes entre le tourisme et la problématique du développement local dans ce microterritoire, en se fixant deux objectifs : en premier lieu, voir si l’hypothèse de la croissance tirée par le tourisme est une option concevable dans cette petite destination touristique. En second lieu, vérifier si  l’activité touristique exerce un impact positif sur le développement économique inclusif  d’Anguilla, par sa capacité ou non à stimuler les autres secteurs d’activité. A cet effet, deux modèles de régression employés dans un cadre de cointégration sont utilisés successivement. D’une part, les résultats montrent qu’un accroissement de 1% de la recette touristique à Anguilla se traduit à long terme par une augmentation de 0.6% de son PIB,  confirmant ainsi l’hypothèse de la croissance tirée par le tourisme. De plus, les tests de causalité de Granger révèlent l’existence d’une causalité bidirectionnelle entre activité touristique et croissance économique. D’autre part, ces résultats montrent que la croissance du secteur touristique s’accompagne par une contraction de l’activité agricole à Anguilla, engendrant de ce fait une perte de ressources pour le pays, ainsi qu’un accroissement de « fuites » liées aux importations dérivées. En conséquence, le potentiel du tourisme en tant que facteur de développement inclusif devient une hypothèse irrecevable dans ce petit territoire, et ce, en raison des effets multiplicateurs et de liaison limités sur les producteurs locaux.

source: Louis Dupont, « La relation entre tourisme, croissance et développement inclusifs dans les petites destinations insulaires de luxe : l’exemple d’Anguilla dans la Caraïbe », Études caribéennes [En ligne], 30 | Avril 2015, mis en ligne le 17 juillet 2015, consulté le 26 juillet 2015. URL : http://etudescaribeennes.revues.org/7409  ; DOI : 10.4000/etudescaribeennes.7409

Voilà, voilà,

F.B.

Tagged with: , , , , , , , , , , , , , , , ,
Publié dans Tourisme

La Pêche ( vraiment ) au service du développement

 

Extrait du dossier « Ressources marines : états des lieux, usages et gestion » publié par Etudes caribéennes en 2010, une excellente analyse signée Pierre Angelli opére un retour sur la politique commune de la pêche (PCP) de l’Union européenne et ses conséquences pour les régions ultra périphériques de la Caraïbe.

Chose réjouissante, le retard pris pour la mise en oeuvre de la politique européenne dans nos régions pendant 40 ans a fini par jouer en faveur de nos spécificités et a permis de sauver la pêche là où partout ailleurs elle l’avait ruinée.

A lire avec délectation,

Bonne lecture,

F.B.

L’Union Européenne opère actuellement la seconde révision de sa politique de la pêche depuis la création de celle-ci, en 1970.

Instituée pour développer la pêche maritime et garantir un revenu aux pêcheurs, la politique commune de la pêche (PCP) s’est orientée progressivement vers la protection des espèces et de l’environnement marin.

Pour cela, elle a sacrifié une part importante du secteur productif, mais a échoué et, avec le déclin de la pêche en Europe, les régions ultrapériphériques de la Caraïbe (RUP-C) ont gagné en importance relative dans ce domaine.

Elles représentent aujourd’hui près de 30% de la flotte nationale et les fondements malthusiens de la PCP ne sont plus adaptés à leurs caractéristiques : ressources halieutiques, développement économique, emplois, sécurité des approvisionnements alimentaires, etc.

La réforme actuellement en cours, qui devrait aboutir avant 2012, offre peut-être une alternative aux RUP-C permettant la mise en œuvre des mesures spécifiques en application de l’article 349 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne.

Pierre Angelelli, « Entre conservation et développement : les évolutions récentes de la politique européenne des pêches dans les régions ultrapériphériques de la Caraïbe »,Études caribéennes [En ligne], 15 | Avril 2010, mis en ligne le 24 mai 2012, consulté le 29 juillet 2015. URL : http://etudescaribeennes.revues.org/4356  ; DOI : 10.4000/etudescaribeennes.4356

 

bla bla bla

 

Tagged with: , , , , , , , , , , , ,
Publié dans Dans les Revues

Gwada Connexion

BeachDog
Nouvelle rubrique destinée à présenter les groupes auxquels je participe plus ou moins activement sur Facebook.

On commence par un groupe « fermé » – Gwada Connexion – un bazar ou un souk bien tenu par ses administrateurs – Nancy Arnaud, Frankois Nictouille et Nicolas Doe – c’est riche, c’est frais et c’est amusant.

Certaines discussions peuvent devenir virulentes comme celle qui a attiré mon attention sur le groupe et qui tournait autour de l’interdiction des chiens sur les plages publiques de Guadeloupe. Je crois que je n’ai jamais autant rigolé.

Leur présentation<

Bientôt deux ans d’existence pour ce petit (plus tant que ça) groupe, et ça, ça fait plaisir !

Pour les nouveaux arrivants, l’idée de base était de créer un groupe « communautaire », qui permettrait de rencontrer des gens, partager des activités, des bons plans (matériels et immatériels), et pas des moindres, des soirées !

Nous tenons donc à remercier tous ceux qui aident à faire vivre ce groupe grâce à leur publications ! Allez on remercie aussi ceux qui postent pas, mais se tiennent informés.

En espérant encore pouvoir continuer ensemble un bon moment !

Peace !

La team

Le groupe compte aujourd’hui pas loin de 6 000 membres et je passe y faire un petit tour de temps en temps.

Photo piquée à Marie sur Twitter

Tagged with: , , ,
Publié dans Lu sur Facebook

Sommes-nous tous des tags sur Youporn ?

The Pornification of Society sur le site 11&More

La pornosphère, en puisant aux logiques de l’indexation des connaissances mais en privilégiant celle des désirs, dépasse de loin les tentatives d’indexation des existences des leaders du web comme Google ou Facebook pour aller former ou plutôt déformer les pratiques et esprits en prenant position sur la façon dont se forment les désirs. Le contrôle des fantasmes et des corps paraît un territoire tout aussi important. Le dire et le voir produisent une nouvelle grammatisation des individus en prenant appui sur leur libido. Les hétérotopies pornosphériques aspirent à rassembler l’ensemble des désirs planétaires dans un nouveau Kâma-Sûtra guidant et constituant une nouvelle grammaire des désirs à laquelle l’individu est sommé quelque part de se reconnaitre. Dès lors, il peut se produire des courts-circuits (Stiegler, 2010) dans le souci de soi et dans le processus d’individuation :

« Cet art de soi-même n’insiste plus tellement sur les excès auxquels on peut se livrer et qu’il conviendrait de maîtriser pour exercer sa domination sur les autres ; il souligne de plus en plus la fragilité de l’individu à l’égard des maux divers que peut susciter l’activité sexuelle ; il souligne aussi la nécessité de soumettre celle-ci à une forme universelle par laquelle on se trouve lié et qui est fondée pour tous les humains à la fois en nature et en raison. (…) Ce n’est pas l’accentuation des formes d’interdit qui est à l’origine de ces modifications dans la morale sexuelle ; c’est le développement d’un art de l’existence qui gravite autour de la question du soi, de sa dépendance et de son indépendance, de sa forme universelle et du lien qu’il peut et doit établir aux autres, des procédures par lesquelles il exerce son contrôle sur lui-même et de la manière dont il peut établir la pleine souveraineté sur soi. » (Foucault, 1984, p. 315-316)

Olivier Le Deuff, « Les tubes de la pornosphère : des logiques documentaires entre information et déformation », Revue française des sciences de l’information et de la communication [En ligne], 5 | 2014, mis en ligne le 21 juillet 2014, consulté le 19 juillet 2015. URL : http://rfsic.revues.org/1024

Aller plus loin ?

à Lire: Usages et usagers de l’information à l’ère numérique par Revue française des sciences de l’information et de la communication

Voilà, voilà,

F.B.

et pendant ce temps là sur Twitter…

 

Tagged with: , , , , , , ,
Publié dans Dans les Revues

Changement climatique et propriétés du Conservatoire du littoral

La Désirade vue par Emmeric le Person

La Désirade vue par Emmeric le Person

 

anticiper les possibles dans le but de faire face à un avenir incertain

Chargé de mener une politique foncière de sauvegarde de l’espace littoral et de préservation des équilibres écologiques, le Conservatoire du littoral est confronté, en sa qualité de propriétaire, à la problématique de la gestion des risques littoraux liés au changement climatique.

Ce nouveau défi pose la question des stratégies d’adaptation à mettre en œuvre et de la place de l’établissement dans les processus de concertation multi-acteurs.

Le Conservatoire doit-il laisser évoluer librement le rivage dans une optique de plus grande naturalité ?

Doit-il participer à la protection des populations, en acceptant la pérennisation ou la mise en œuvre de moyens de défense contre la mer sur ses terrains ?

Ses priorités d’acquisition doivent-elles être réajustées au regard de ces risques nouveaux ?

Attentif aux considérations de sécurité qui préoccupent les habitants des zones littorales et fidèles à ses principes de fonctionnement, l’établissement n’adopte pas de positionnement dogmatique à ce jour et prend plutôt le parti de définir ses stratégies au gré des situations territoriales rencontrées.

Un travail de prospective sur les modalités d’adaptation à long terme, et sur l’évolution de la stratégie d’acquisition a néanmoins été initié, avec un objectif : anticiper les possibles dans le but de faire face à un avenir incertain.

Naviguant entre le présent et cet horizon des futurs, l’article met en lumière un questionnement juridique sur le jeu des responsabilités et les missions de cet acteur littoral atypique.

Élodie Doze, « Le changement climatique et les propriétés du Conservatoire du littoral », VertigO – la revue électronique en sciences de l’environnement [En ligne], Hors-série 21 | avril 2015, mis en ligne le 20 février 2015, consulté le 14 juillet 2015. URL : http://vertigo.revues.org/15778 ; DOI : 10.4000/vertigo.15778

Tagged with: , , , , , ,
Publié dans Dans les Revues

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog recevoir directement par mail nos nouvelles publications.

Rejoignez 7 555 autres abonnés

août 2015
L Ma Me J V S D
« juil    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  
Archives
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 7 555 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :