Atlass des territoires numériques

Gia´s Selfies by Frans Mensink

Sylvia Pinel, Ministre du logement, de l’égalité des territoires, et de la Ruralité a lancé officiellement à Narbonne la plateforme internet citoyenne publique Atlaas. L’occasion de revenir sur les inégalités qui touchent les individus et les territoires face au numérique.

Pour reprendre la description donnée par le collectif Démocratie Ouverte, « L’ATLAAS est un portail contributif qui organise une visibilité de l’Internet public et citoyen sur la France. Il présente et publie des informations concernant les actions et les acteurs territoriaux (structures et personnes). Il est évolutif selon son appropriation par les acteurs notamment pour présenter leurs projets en matière de services, ainsi que les technologies qu’ils utilisent et, le cas échéant, la description des compétences à mobiliser pour mettre en oeuvre sur un territoire les différentes catégories de projets. »

ATLASS est donc une plateforme contributive de plus. Qui en Guadeloupe contribuera à alimenter ce portail ? Qui parmi les élus – les politiciens – a intégré, digéré et parfaitement compris que la « révolution numérique » entrainait un changement de paradigme concernant le pouvoir ?

En 2013, Claudy Lebreton dans un rapport intitulé « Les Territoires numériques et la France de demain » écrivait:

Les nouvelles technologies sont (…) devenues un outil incontournable de la vie en société. Pourtant, les individus et les territoires ne sont pas égaux face au numérique. Des inégalités persistent dans l’accès aux équipements et aux réseaux de télécommunications (mais) de manière plus inquiétante, c’est dans la capacité des individus à utiliser les outils multimédias que les inégalités se creusent.

Ces inégalités en matière d’usage risquent d’aggraver les inégalités sociales et culturelles présentes dans notre société. C’est précisément dans les territoires où se concentrent toutes ces inégalités – territoires prioritaires de la politique de la ville, zones hyper-rurales, villes petites et moyennes frappées par la désindustrialisation – qu’il convient d’agir en priorité.

Là, plus qu’ailleurs, les technologies de l’information et de la communication ont un rôle fondamental à jouer.

Bien entendu, ce rapport optimiste nous plaçait en 2013 « à l’aube de la révolution numérique » alors qu’il était déjà midi sonnante et que le soleil cognait déjà dur sur nos terres numériquement desséchées.

Vous vous doutez que je pense particulièrement à ma commune d’adoption, La Désirade où on vit cette « révolution » de loin, de très loin… pour ainsi dire du bout des doigts.

 

Pour en savoir (beaucoup) plus

ATLAAS accès au portail

« Les Territoires numériques et la France de demain » la documentation française (pdf)

Le Conseil national du numérique CCNum (plateforme contributive)

Source citée

Démocratie Ouverte (collectif)

 

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Pour une action publique transparente

Kosmas Xenakis

La France a rejoint en avril 2014 le Partenariat pour le gouvernement ouvert, qui promeut une action publique transparente et plus ouverte à la participation et à la collaboration entre la puissance publique et la société civile.

Cette initiative complète le travail engagé par le gouvernement français sur la réforme de l’État et la simplification. En effet, rénover la relation entre l’État et les citoyens, entre l’État et les entreprises, utiliser les technologies pour plus d’efficacité et de transparence et donner un nouveau souffle à notre démocratie est au cœur de notre projet. Cette réforme a des objectifs clairs et ambitieux : confiance renouvelée dans l’action publique avec davantage de transparence, dialogue dynamisé grâce à une démarche collaborative qui donne à la démocratie les moyens d’une plus grande proximité et d’un service de meilleure qualité pour les citoyens, les entreprises et les forces vives.

La révolution numérique nous offre l’occasion de donner tout leur sens aux valeurs de la République en réinventant l’action publique au service de tous.

Forts de notre engagement auprès des Français, nous avons souhaité porter cet enjeu sur la scène internationale avec ce plan. La France, grâce à son expérience, a vocation à être à la pointe de ce mouvement pour une démocratie rénovée par la transparence et le dialogue collaboratif.

Ce projet s’inscrit dans la droite ligne de notre tradition démocratique et de notre capacité à rénover l’action publique. C’est aussi un formidable terrain d’échanges avec les pays partenaires sur nos expériences respectives. Le Partenariat pour le gouvernement ouvert est un catalyseur qui nous permet de faire plus et plus vite sur ces sujets qui fondent notre pacte républicain.

Ce « plan national pour une action publique transparente et collaborative » est, pour nous, une étape importante.

Il est le fruit d’une longue concertation avec la société civile, au sein du gouvernement et de l’administration, ainsi qu’avec les autorités indépendantes. Il repose sur quatre grands axes :

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Tourisme, côté veille sur les réseaux

Francisco Leite a.k.a. DerbyBlue

Francisco Leite a.k.a. DerbyBlue

 

Juillet 2015 aura été un mois chargé côté tourisme.

Du côté de la loi NOTRe

La création des Offices de Tourisme devient une compétence obligatoire des intercommunalités au 1er janvier 2017

Après un long parcours législatif de plus de deux années, la loi NOTRe a définitivement été adoptée par le Parlement le 16 juillet 2015 et est en attente de promulgation (après passage éventuel devant le Conseil constitutionnel).

En ce qui concerne la compétence tourisme des collectivités territoriales, celle-ci demeure totalement partagée entre les régions, les départements et le bloc local (communes/intercommunalités).

Bloc local : la compétence « promotion du tourisme, dont la création d’offices de tourisme » devient une compétence obligatoire des EPCI en lieu et place des communes membres au 1er janvier 2017.

La région ne sera finalement pas « chef de file » du tourisme

Face aux divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat, la Commission Mixte Paritaire (CMP) du 3 juillet, réunissant députés et sénateurs, chargée d’établir un texte commun a décidé de supprimer l’article 4 de la loi dans son intégralité.
Cet article prévoyait de désigner la région collectivité « chef de file » en matière de tourisme et d’instaurer un schéma de développement touristique régional unique, concerté entre les trois échelons de collectivités territoriales. Etait notamment envisagée la suppression de l’obligation actuelle de créer un CRT par région.

Toutes ces dispositions ont désormais été totalement supprimées et ne figurent plus dans le texte de loi définitif.

Par conséquent, la répartition de la compétence tourisme entre les trois échelons territoriaux demeure partagée telle qu’elle s’exerce actuellement, sans aucune modification des articles actuels du Code du tourisme.

source: Loi NOTRe et Offices de tourisme Flash Info Tourisme n°96 Juillet 2015 Offices de Tourisme de France

Du côté du Ministère des Outre-Mer

Tourisme : 27 mesures pour 2020 en faveur des destinations d’Outre-mer

La Ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, et le Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ont présidé le 22 juillet la dernière séance du Conseil de Promotion du Tourisme, consacrée aux destinations d’Outre-mer.

Le rapport présenté établit un constat sans appel : véritable levier de développement et de croissance, le tourisme n’a pas encore, dans l’ensemble des Outre-mer, la place stratégique qui devrait être la sienne.

En complément des travaux menés depuis dix mois au sein du Conseil de Promotion du Tourisme, cette séance dédiée aux Outre-mer avait l’ambition de réaffirmer la place de premier plan qu’entendent tenir les Outre-mer pour contribuer à l’attractivité touristique de la France.

Après avoir auditionné les professionnels du secteur de chacun des territoires, les rapporteurs ont formulé des propositions autour de six axes :

  • Mieux connaître l’activité touristique pour mieux la piloter : Le cluster Outre-mer d’Atout France doit se transformer en une plateforme opérationnelle et stratégique dédiée au développement du tourisme ultramarin.
  • Accompagner la modernisation et le développement du secteur hôtelier : Le rapport propose notamment une stratégie et des outils de relance de l’hôtellerie dans les DOM afin d’en permettre l’indispensable modernisation et le développement du tourisme de proximité pour lutter contre les effets de la saisonnalité.
  • Mieux promouvoir produits, expériences et marques : le rapport propose des mesures permettant d’exploiter l’avantage comparatif évident dont disposent les outre-mer. La promotion du tourisme de croisière – marché en pleine croissance – en est un exemple ainsi que le montre le rapport présenté par Jacques Maillot.
  • Renforcer l’accessibilité des destinations : le rapport propose la densification des dessertes aériennes, et de poursuivre l’assouplissement des exigences de visas, compte tenu des effets positifs des premières mesures prises en 2014. A noter, l’ouverture à Orly, en avril 2016, d’un nouveau terminal dédié aux voyageurs des destinations Outremer.
  • Prendre le virage numérique : Le rapport propose des mesures permettant de renforcer la visibilité des destinations ultramarines sur le web.
  • Formation : le rapport propose des mesures permettant de renforcer l’accès des jeunes ultramarins qualifiés sur le marché du travail du tourisme par la mise en place de parcours de carrière ou encore le développement d’un établissement de formation touristique de notoriété internationale.

 source: Ministère des Outre-Mer – Tourisme : 27 mesures pour 2020 en faveur des destinations d’Outre-mer *pdf

Du côté des Revues

« Le tourisme : un luxe réinventé ? »

Parler de tourisme, c’est parler de rêves et d’illusions, mais aussi d’ambigüités et de contraintes. D’un côté, il y a les expectatives des touristes à la recherche d’expériences authentiques et de l’autre côté, chez la population hôte peut se produire le sentiment d’une expérience déséquilibrée et inégale. Il peut en résulter des malaises pour les uns et des expériences frustrantes pour les autres, ou tout peut rester au stade d’une simple recréation artificielle des uns sans les autres, au service d’une mode ou une tendance globale. Pour aborder ce changement de paradigme et comprendre les interactions entre personnes, nous proposons le prisme du luxe, le luxe comme signe de différenciation par excellence, pour analyser les interactions entre tous les participants. Nous nous concentrerons sur les nouvelles possibilités de mobilité et de communication que les processus de globalisation ont mises en marche. Jusqu’où le tourisme permet-il une interaction réelle entre les personnes et un dialogue interculturel entre sujets ? De quelle façon les changements dans les comportements provoquent-ils des transformations dans la demande et l’expérience touristique ?

source: Yolanda Onghena, « Le tourisme : un luxe réinventé ? », Études caribéennes [En ligne], 30 | Avril 2015, mis en ligne le 17 juillet 2015, consulté le 26 juillet 2015. URL : http://etudescaribeennes.revues.org/7475  ; DOI : 10.4000/etudescaribeennes.7475

« La relation entre tourisme, croissance et développement inclusifs dans les petites destinations insulaires de luxe : l’exemple d’Anguilla dans la Caraïbe »

L’image idyllique du tourisme de luxe dans certains territoires de la Caraïbe, de l’océan Indien et du Pacifique fait souvent rêver et attire depuis longtemps une clientèle fortunée. Pour autant, les dépenses effectuées sur place par cette clientèle induisent-elles véritablement des retombées positives sur la croissance et le développement économique de ces territoires, sur le niveau de vie de la population, contribuent-elles à combattre le chômage et à réduire la pauvreté ? Quels en sont les impacts au plan environnemental et humain ? En deux mots, les principes du développement durable trouvent-ils sur place un terrain d’application favorable et conforme à ce concept ? Pour y répondre, Anguilla, petite destination touristique de luxe de la Caraïbe, fréquentée  majoritairement par une clientèle de séjour en provenance des Etats-Unis est utilisée comme étude de cas. Aussi, cette étude a pour but d’analyser les relations complexes entre le tourisme et la problématique du développement local dans ce microterritoire, en se fixant deux objectifs : en premier lieu, voir si l’hypothèse de la croissance tirée par le tourisme est une option concevable dans cette petite destination touristique. En second lieu, vérifier si  l’activité touristique exerce un impact positif sur le développement économique inclusif  d’Anguilla, par sa capacité ou non à stimuler les autres secteurs d’activité. A cet effet, deux modèles de régression employés dans un cadre de cointégration sont utilisés successivement. D’une part, les résultats montrent qu’un accroissement de 1% de la recette touristique à Anguilla se traduit à long terme par une augmentation de 0.6% de son PIB,  confirmant ainsi l’hypothèse de la croissance tirée par le tourisme. De plus, les tests de causalité de Granger révèlent l’existence d’une causalité bidirectionnelle entre activité touristique et croissance économique. D’autre part, ces résultats montrent que la croissance du secteur touristique s’accompagne par une contraction de l’activité agricole à Anguilla, engendrant de ce fait une perte de ressources pour le pays, ainsi qu’un accroissement de « fuites » liées aux importations dérivées. En conséquence, le potentiel du tourisme en tant que facteur de développement inclusif devient une hypothèse irrecevable dans ce petit territoire, et ce, en raison des effets multiplicateurs et de liaison limités sur les producteurs locaux.

source: Louis Dupont, « La relation entre tourisme, croissance et développement inclusifs dans les petites destinations insulaires de luxe : l’exemple d’Anguilla dans la Caraïbe », Études caribéennes [En ligne], 30 | Avril 2015, mis en ligne le 17 juillet 2015, consulté le 26 juillet 2015. URL : http://etudescaribeennes.revues.org/7409  ; DOI : 10.4000/etudescaribeennes.7409

Voilà, voilà,

F.B.

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La Pêche ( vraiment ) au service du développement

 

Extrait du dossier « Ressources marines : états des lieux, usages et gestion » publié par Etudes caribéennes en 2010, une excellente analyse signée Pierre Angelli opére un retour sur la politique commune de la pêche (PCP) de l’Union européenne et ses conséquences pour les régions ultra périphériques de la Caraïbe.

Chose réjouissante, le retard pris pour la mise en oeuvre de la politique européenne dans nos régions pendant 40 ans a fini par jouer en faveur de nos spécificités et a permis de sauver la pêche là où partout ailleurs elle l’avait ruinée.

A lire avec délectation,

Bonne lecture,

F.B.

L’Union Européenne opère actuellement la seconde révision de sa politique de la pêche depuis la création de celle-ci, en 1970.

Instituée pour développer la pêche maritime et garantir un revenu aux pêcheurs, la politique commune de la pêche (PCP) s’est orientée progressivement vers la protection des espèces et de l’environnement marin.

Pour cela, elle a sacrifié une part importante du secteur productif, mais a échoué et, avec le déclin de la pêche en Europe, les régions ultrapériphériques de la Caraïbe (RUP-C) ont gagné en importance relative dans ce domaine.

Elles représentent aujourd’hui près de 30% de la flotte nationale et les fondements malthusiens de la PCP ne sont plus adaptés à leurs caractéristiques : ressources halieutiques, développement économique, emplois, sécurité des approvisionnements alimentaires, etc.

La réforme actuellement en cours, qui devrait aboutir avant 2012, offre peut-être une alternative aux RUP-C permettant la mise en œuvre des mesures spécifiques en application de l’article 349 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne.

Pierre Angelelli, « Entre conservation et développement : les évolutions récentes de la politique européenne des pêches dans les régions ultrapériphériques de la Caraïbe »,Études caribéennes [En ligne], 15 | Avril 2010, mis en ligne le 24 mai 2012, consulté le 29 juillet 2015. URL : http://etudescaribeennes.revues.org/4356  ; DOI : 10.4000/etudescaribeennes.4356

 

bla bla bla

 

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Publié dans Dans les Revues

Gwada Connexion

BeachDog
Nouvelle rubrique destinée à présenter les groupes auxquels je participe plus ou moins activement sur Facebook.

On commence par un groupe « fermé » – Gwada Connexion – un bazar ou un souk bien tenu par ses administrateurs – Nancy Arnaud, Frankois Nictouille et Nicolas Doe – c’est riche, c’est frais et c’est amusant.

Certaines discussions peuvent devenir virulentes comme celle qui a attiré mon attention sur le groupe et qui tournait autour de l’interdiction des chiens sur les plages publiques de Guadeloupe. Je crois que je n’ai jamais autant rigolé.

Leur présentation<

Bientôt deux ans d’existence pour ce petit (plus tant que ça) groupe, et ça, ça fait plaisir !

Pour les nouveaux arrivants, l’idée de base était de créer un groupe « communautaire », qui permettrait de rencontrer des gens, partager des activités, des bons plans (matériels et immatériels), et pas des moindres, des soirées !

Nous tenons donc à remercier tous ceux qui aident à faire vivre ce groupe grâce à leur publications ! Allez on remercie aussi ceux qui postent pas, mais se tiennent informés.

En espérant encore pouvoir continuer ensemble un bon moment !

Peace !

La team

Le groupe compte aujourd’hui pas loin de 6 000 membres et je passe y faire un petit tour de temps en temps.

Photo piquée à Marie sur Twitter

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