Bibliothèques reformulées

Asi no mas

Asi no mas

Contestées (y compris en silence en renonçant à la fréquentation) par les nouvelles générations, fragilisées par la concurrence des tuyaux et l’affirmation de l’autonomie des individus, les bibliothèques ne peuvent plus se satisfaire du statu quo. Leur profond ancrage institutionnel ne suffira pas à garantir longtemps leur existence. Et il suffit de franchir la Manche pour constater qu’il est possible de fermer des bibliothèques.

Dans ces conditions, la redéfinition s’impose et elle est d’ailleurs en marche depuis plusieurs années. Cela se traduit par une attention plus grande au point de vue des publics sur le service qui lui est rendu.

Pour Claude Poissenot – Maître de conférences au Centre de recherches sur les médiations, Université de Lorraine – si la redéfinition de la bibliothèque passe par sa capacité à montrer qu’elle sait rester en phase avec la population et ses attentes, elle passe aussi par la mise en avant d’une fonction négligée et pourtant réelle depuis longtemps, celle de construction de la collectivité.

Read more ›

Publié dans Une semaine en Desirade

Le ver est dans le fruit

illustration - David Rappeneau

illustration – David Rappeneau

Réaction de Jean-Marie Harribey au rapport Badinter

Le rapport Badinter au Premier ministre rassemble « Les principes essentiels du droit du travail » en 61 articles. L’article 1er en résume la philosophie:

« Les libertés et droits fondamentaux de la personne sont garantis dans toute relation de travail. Des limitations ne peuvent leur être apportées que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché.»

La première phrase de l’article exprime clairement la garantie des libertés et droits fondamentaux du travail.

La seconde phrase soumet cette garantie à deux conditions.

La première est l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux qui sont placés sur le même plan que ceux du travail. Rien à redire.

La seconde condition à laquelle peuvent être soumis les libertés et droits fondamentaux de travail est les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise. Donc ce dernier est placé sur le même plan que les libertés et droits fondamentaux.

Voilà le néolibéralisme en action.

Read more ›

Tagged with: , ,
Publié dans Une semaine en Desirade

Vers une nouvelle Renaissance

Older-mutant-ninja-artists

Aykut Aydogdu

A l’occasion de la sortie en librairie du livre « L’avenir, c’est demain ! 27 propositions pour 2035 » , je vous propose de découvrir la conférence donnée par Idriss Aberkane au CERA – Centre d’Echanges et de Réflexion pour l’Avenir, éditeur de l’ouvrage.

Docteur Idriss ABERKANE,

né en 1986, professeur chargé de cours à Centrale-Supélec, ancien interne du département de psychologie expérimentale de l’université de Cambridge, chercheur à Polytechnique, chercheur affilié à Stanford (Affiliate Scholar du Kozmetsky Global Collaboratory de l’Université de Stanford ), Professeur d’économie de la connaissance dans le MBA de la Mazars University et Ambassadeur du Campus des Systèmes Complexes Unitwin/Unesco. Son essai « Economie de la connaissance » a été traduit en chinois, anglais et coréen et il a été invité à donner plus de cent conférences sur quatre continents. Il crée en 2009 un opérateur de microcrédit agricole à taux zéro dans la vallée du fleuve Sénégal, puis, avec Serge Soudoplatoff, une société de jeux vidéos éducatifs, Scanderia. Il est éditorialiste au magazine Le Point.

source Idriss Aberkane sur le Huffington Post

« L’avenir, c’est demain ! 27 propositions pour 2035 » (édit. Autrement, janvier 2016), publié par le CERA (Centre d’Echanges et de Réflexion pour l’Avenir).

 

 

Tagged with: , ,
Publié dans Une semaine en Desirade

Thieulin – El Khomri: “Milk me”

Milk-me

Frank Cho

Un pot-pourri (pour rire) de la République numérique: « San-Francisco Paris San-Francisco », du Grateful Dead à Bayes Impact.

First, I said we’ve neglected openness and freedom in favor of other interests like intellectual property, and that’s true.

Second, there are the three trends I told you about: centralization, regulation and globalization.

Jennifer Granick, The end of Internet dream

Le Conseil national du numérique a remis mercredi 6 janvier son rapport “Travail, emploi, numérique : les nouvelles trajectoires” à Myriam El Khomri, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

Le CNNum était appelé à formuler des propositions sur la transformation numérique des entreprises, les pratiques numériques des services publics, l’emploi dans le monde et les effets de l’automatisation des activités sur le travail et ses conditions.

De son côté, suite à l’accord signé entre le Ministère de l’éducation nationale et Microsoft, Sophie Pène, posait, non sans raison, la question des intentions réelles de l’Etat:

« Que Microsoft soit désigné comme acteur de la « transformation numérique de l’Etat », cela fait se demander ce que l’Etat même entend par sa transformation numérique.

Cela pourrait signifier que l’informatique de gestion et la bureautique sont les problèmes essentiels de l’Etat.

Cela pourrait aussi être l’aveu que la transformation numérique n’a pas de dimension politique.

Peut-être l’Etat n’envisage-t-il pas de nouveau design de l’action publique, pas plus que de nouveaux rapports avec les citoyens.

La transformation numérique serait une mise en œuvre industrielle, sans rapport avec la démocratie dans une société transformée par le numérique. »

Sophie Pène, Ministère de l’éducation nationale et Microsoft: un traité plus qu’un contrat

Le « lobby de ceux qui n’en ont pas », comme aime se définir le CNNum, ne serait-il donc qu’une caution aux yeux d’une élite politique rendue fébrile par l’ « empouvoirement » des citoyens, une vache à lait dont il suffirait d’écrémer les rapports pour justifier d’une certaine « openness » ? 

Au Black Hat 2015, Jennifer Granick, citant John Perry Barlow, a rappelé la réticence des pionniers de l’Electronic Frontier Foundation face aux gouvernements soupçonnés de vouloir contrôler un Internet qui apparaissait alors comme un nouvel espace de libertés. ( conseil d’ami, allumez un joint, ça planait sec à l’époque )

Governments of the Industrial World, you weary giants of flesh and steel,

I come from Cyberspace, the new home of Mind.

On behalf of the future, I ask you of the past to leave us alone.

You are not welcome among us.

You have no sovereignty where we gather.

Cette réticence pourrait être la notre, mais comme le dit Paul Duan ( faites tourner le joint ) nous sommes contents de voir un ministre débarquer « chez nous à SF »… c’est « bien cool ».

Bien cool c’est certain, à condition toutefois que vous compreniez bien le sens du mot « ensemble » ( passez le joint, merci )

Et ( maintenant tirez une grande taffe ) tant que Benoît Thieulin, François Taddei ou Idriss Aberkane ne sont pas ministres de la Vème, ils sont encore des nôtres et il y a de l’espoir pour que l’herbe du numérique soit de bien meilleure qualité demain.

//platform.twitter.com/widgets.js

Merci à eux ;-)

F.B. m.a.j. le 17 janvier à La Désirade, Guadeloupe.

sources des citations

The end of Internet dream

Ministère de l’éducation nationale et Microsoft: un traité plus qu’un contrat

sur le même sujet

Et si on réinventait le monde du travail ?

Bienvenue dans l’ère du switch au travail

à lire pour ne pas rester idiot sur la notion de Nouveau Pouvoir ( le New « empouvoirement » cher à Thieulin. )

Incontournable: by Jeremy Heimans and Henry Timms Understanding « New Power »

Publié dans Billet d'Humeur

2016 Démocratie Ouverte

Démocratie Ouverte.png

Cliquez sur l’image pour agrandir l’infographie de DemocratieOuverte.org

« Démocratie Ouverte » par Armel Le CozTravail personnel. Sous licence CC BY 3.0 via Wikimedia Commons.

TransparenceParticipationCollaboration
That’s all Folks

Le gouvernement ouvert, ou démocratie ouverte (en anglais open government) est une doctrine de gouvernance qui vise à améliorer l’efficacité et la responsabilité des modes de gouvernance publique.

Elle établit que les citoyens ont le droit d’accéder aux documents et aux procédures de leurs gouvernements1 afin de favoriser une transparence et une responsabilisation accrue et de donner aux citoyens les moyens nécessaires pour contrôler, superviser et prendre part aux décisions gouvernementales et locales.

La démocratie ouverte vise à promouvoir :

  • la transparence, comme garant de la confiance entre citoyen et politique. Par exemple, par la publication des données publiques dans le cadre d’une stratégie de données ouvertes ;
  • la participation citoyenne, en incitant le gouvernement à consulter et à écouter les citoyens pour la prise des décisions en mettant en place des canaux de communication avec eux ;
  • la collaboration avec les composantes de la société civile pour une meilleure efficacité des modes de gouvernance.

Cette doctrine est fortement inspirée de la philosophie du mouvement du logiciel libre d’où l’utilisation de licences libres pour les données ouvertes et la recommandation d’utiliser des logiciels libres.

source Gouvernement Ouvert Wikipedia

Entre 2012 et 2015 de nombreuses avancées ont été constatées dans ces trois domaines. Reste au citoyen à se saisir de l’opportunité qui lui est offerte de partager la responsabilité de la gouvernance avec ses représentants élus et les administrations.

Un dossier complet « Démocratie Ouverte »- ouvert aux commentaires et à la discussion –  vous sera prochainement proposé dans la rubrique Portfolio & Projets de ce blog.

F.B.

Publié dans Une semaine en Desirade

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog recevoir directement par mail nos nouvelles publications.

Rejoignez 5 904 autres abonnés

février 2016
M T W T F S S
« Jan    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
29  
Archives
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 5 904 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :