Les politiques et Internet

dictateuse

 

Alain Juppé qui annonce sa candidature à la primaire des Républicains sur son blog. Nadine Morano qui voit en Internet un « outil fabuleux » car on peut la voir « au bout du monde ». Nicolas Hulot qui joue dans un clip viral en compagnie des hipsters de Golden Moustache… Finalement, nos politiques ne sont pas si ignares en matière de nouvelles technologies.

 

« Tous les candidats pour l’élection 2017 possèdent évidemment un compte Twitter et une page Facebook.

Mais s’imposer sur les réseaux sociaux, c’est s’astreindre à une véritable discipline.  Certains sont des champions du post. 

Ainsi, Jean-Luc MélenchonNadine Morano ou Nicolas Dupont-Aignan tweetent à tour de bras.

Mais gare au faux pas dans un univers de connaisseurs, prompts à moquer l’utilisation hasardeuse des #, comme l’a fait Philipe Poutou, candidat du NPA, avec ses « #Et » ou #Incroyable » lancés n’importe comment.

Twitter est affaire d’initiés (surtout quand on sait que la moitié des articles retweetés par les utilisateurs ne sont pas lus !).

Nicolas Dupont Aignan y fut le premier inscrit, en mai 2009, Marine Le Pen y compte 1,15 millions de followers, Mélenchon a produit 16 700 tweets depuis octobre 2009.

Jolie performance.

Sur Facebook, trois candidats veillent sur une véritable communauté :  Marine Le Pen engrange 1 114 000 likes, Jean-Luc Mélenchon 490 000 et Bruno Le Maire 116 000, chacun dans son style. »

 

Extrait de « Les politiques et Internet : chaque like compte« , un article de Thierry Keller, publié en Novembre 2016 sur le site du magazine Usbek & Rica.

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Publié dans Lu dans la presse

L’écosystème Riviera 3.0

Chiara Bautista aka Milk

Chiara Bautista aka Milk

La Communauté d’Agglomérations de la Riviera du Levant montrant de belles ambitions du côté numérique, je n’ai pas pu m’empêcher de jeter un coup d’oeil sous le capot de notre AT-AT Walker Riviera 3.0

Le chapitre numérique du projet de territoire – présenté au conseil communautaire en mai 2016 – comporte trois grands axes et les fiches action n°19 à 27 dont voici le contenu.

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Publié dans Billet d'Humeur

La Gauche n’a jamais fait mollir la Droite

Et si le secret d’une Droite bien dure c’était simplement ça ?

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Un gif d’Armana Miller qui m’a bien donné à réfléchir…

Allez à P(lu)S

Publié dans Le Tweet du Jour

L’humain, la machine, l’émotion et le créateur

Jeffrey Scott aka 1019

Jeffrey Scott aka 1019

Cet article est publié dans le cadre de la première édition du Festival des idées, un événement organisé du 15 au 19 novembre 2016 par USPC et dont The Conversation France est partenaire.


L’humain, la machine, l’émotion et le créateur

par Axel Kahn

J’ai abordé dans deux articles récents de mon blog les bouleversements intellectuels, sociaux et individuels liés à l’intervention de plus en plus massive et experte des « machines à penser », englobant sous ce terme l’intelligence artificielle servie par les big data et leurs algorithmes d’exploitation, dotée d’une capacité d’amélioration autonome de plus en plus vive et contrôlante, le cas échéant, des robots de plus en plus performants.

Dans « À quoi l’économie participative participe-t-elle ? », j’aborde la remise en question désormais de la notion de spécialisation et de compétence ; dans Intelligence humaine, intelligence artificielle : des vases communicants ?, je propose que la cause d’une tendance bien documentée depuis le début du XXIe siècle à la baisse des scores moyens aux tests de quotient intellectuel (QI) pourrait être que, intimidés par leur puissance, nos concitoyens laissent de plus en plus aux machines le soin de réaliser des tâches qui, lorsqu’ils les réalisaient eux-mêmes, contribuaient à développer leur mémoire et leur vivacité intellectuelle, paramètres qui interviennent dans les performances de QI.

En résumé, la masse des données stockées et stockables dans des mémoires informatiques est presque infinie, des supports durables sinon éternels sont en voie de développement rapide pour les conserver, là encore presque indéfiniment. Des algorithmes qui permettent d’interroger avec une subtilité croissante ces masses de données sont en développement permanent.

Grâce à des systèmes mimant certains principes de fonctionnement (mais bien entendu pas la nature) des circuits neuronaux, ces dispositifs gardent la mémoire des tâches qu’ils réalisent et des problèmes rencontrés, ils peuvent le cas échéant interagir avec d’autres ensembles de même type auxquels ils sont connectés, et accroître de la sorte et de manière autonome leurs performances, élargir le spectre de leurs possibilités. Il s’ensuit que l’innovation algorithmique et le perfectionnement des procédures deviennent dès lors potentiellement autonomes et, à terme, ne dépendront plus obligatoirement de l’intervention humaine.

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Publié dans Lu dans la presse

J’ai changé de monde

jakob-tory-bardou

Jakob Tory Bardou

un article de Marianne Ferrand publié le 2 Novembre 2016 sur Medium France.

Je suis étudiante en science politique, plus précisément en communication politique et institutionnelle. Avant, j’ai consacré trois ans de ma vie a étudier les médias, comprendre leur langage et le pratiquer (niveau C2 certifié / boum-boum). Puis trois ans à étudier le monde qui m’entoure et son coeur vibrant : la politique. Grand mot pour petite réalité. Trois années de sociologie politique m’ont donné envie de ne plus jamais tirer le rideau d’un isoloir. Et l’ensemble, médias qui parlent trop et se pâment devant les petits mots, hommes politiques à la recherche de pouvoir mais sans idéaux, me donne envie d’aller vivre dans la cabane au fond du jardin pendant longtemps. Pourtant, dans la vraie vie, je cherche un stage.

Politique molo-molo ?

Innocente, je pensais que vivant en France, bientôt diplômée d’un Bac+5 fournit par une université qui se contente de diplomer des élites qui se ressemblent, tout allait bien se passer. Le pouvoir était à portée de main, tout comme le stage de mes rêves. Etudier la communication politique une année d’élection présidentielle était une douce promesse. Et puis … Je suis arrivée à la conclusion que la politique n’était plus là où je la cherchais.

A la recherche du politique (en fleur)

Chez Aristote la politique était une science, la recherche d’un régime idéal de gouvernement. Chez Machiavel, c’était des techniques à destination des puissants souhaitant manipuler et influencer, prendre et conserver le pouvoir. Plus tard, le fait du Prince est passé de mode. On a coupé des têtes et cherché quels étaient les fondements de la légitimité du pouvoir. On a écrit une Constitution et les moyens de l’organisation de l’espace public se sont structurés dans “l’Etat”. Ils sont devenus notre administration, entitée titanesque en charge de lever l’impôt, défendre nos frontières et inventer des politiques publiques. Accompagnés des assemblées représentatives ils édictent des principes, des lois, des normes pour tous, chargés d’organiser la vie au sein de cette chose chérie que l’on nomme, nation. La nation, c’est nous, le peuple et puis un peu le territoire, accompagnés donc de cette entité hyper structurée, spécialisée et sectorisée en charge d’organiser tout notre bazar.

Mais aujourd’hui, l’Etat n’est plus le coeur du réacteur de la politique. Entendons nous bien, il régule (beaucoup) et encadre (trop) nos rapports. Il fait de nous une “société d’individus” (coucou Norbert Elias) : nous amène à incorporer des normes, un langage, une culture. Il gère et finance nos problèmes de santé, de défense et tant d’autres choses, grâce à nos impôts.En sommes il nous contrôle, nous contraint, mais jamais ne nous libère. Il n’est plus capable de nous donner envie de vivre ensemble et encore moins de réagir. Nous vivons ceinturés par les discours de ceux qui dirigent, dirigeront, voudraient diriger, pourtant la cité, l’espace du débat se vide. La politique telle qu’on la vit quotidiennement, n’est plus une source de progrès. Je crains que la démocratie ne nous ait bloqué. Couvert par le principe du droit de vote, le politique a abandonné la science et l’action au profit de la parole vaine et de son pouvoir discrétionnaire. A trop se rêver en démiurge notre Etat a cloisonné les communautés et épuisé les valeurs qui nous fondaient en tant que peuple. L’outil est ainsi devenu une arme qui ne s’autorise pas le meurtre de masse mais fait pire : nous pousse au suicide politique.

Time for a switch ?

Le plus fascinant dans tout cela, c’est qu’une révolution, il y en a une en marche. On l’appelle numérique et elle est politique. Déjà installée au coeur de notre cité, elle imprègne nos conversations, change notre manière de faire et de penser, transforme nos rapports et donc nos vies. Ce n’est pas une révolution qui vient de la rue, de l’industrie, des ouvriers. C’est une révolution du net, du logiciel, du geek dont nous sommes (presque) tous acteurs. L’agora n’est plus au coeur de la ville, elle est devenue un espace abstrait, impalpable que l’on nomme “cyber”. Et le pouvoir n’est plus dans l’urne mais entre les mains de ceux qui ont pris les rênes d’internet.

La révolution numérique, les politiques en parlent et la financent. Mais j’ai l’intuition que leur condition ne leur permet pas de comprendre les Robespierre, les Danton, les Charlotte Corday 3.0. Le politique n’est pas dans la Civitech mais entre les mains de ceux qui font tanguer le navireet tentent au nom de l’innovation et du progrès le tout pour le tout. Loin des services de renseignement, de l’espionnage de masse, on trouve des magiciens du hack qui cherchent à faire évoluer nos automatismes. Chez ces pirates, l’Etat n’est souvent qu’un monopole à abattre, la politique, rien d’autre qu’une carrière pour les faibles, pour ceux qui pensent encore à la mode du XXème siècle. Le pouvoir au peuple n’est plus un credo apte à faire vibrer le coeur des masses. Aujourd’hui, on concurrence l‘Etat qui abuse, se bloque, et ne ship pas comme il faudrait. On récupère de la data, on créé des algorithmes, on amplifie l’humain pour qu’il n’ait plus à se soumettre. On feind un mépris pour la politique mais, en vrai, on tente un putsh.

A l’heure où l’argument économique prime, à l’heure du DO, du hack, et de la disruption, quel est l’avenir de la politique? Quel est le rôle de ceux qui ont appris à observer et analyser cette matière mouvante qui aujourd’hui bug plus qu’une Livebox? Si le privé prend le public, où et comment agir ?

Publié dans Lu dans la presse

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