Préparer la révolution de l’internet des objets

Boris Dyatlov

Boris Dyatlov

Le déploiement de l’internet des objets, le foisonnement de ses usages, des acteurs et des technologies, soulèvent un large éventail de questions, parmi lesquelles:

  • la diversification des technologies, qui sera la richesse de l’internet des objets en permettant de traiter de nombreux cas d’usages et de répondre à des besoins de plus en plus variés, mais dont l’articulation doit être pensée ;
  • la disponibilité des ressources pour l’ensemble des acteurs, qui sera un impératif pour le déploiement de l’offre ;
  • l’établissement de standards en matière de nommage ou encore d’interfaces logicielles (API), et dont la maîtrise constitue un enjeu stratégique ;
  • la sécurité et l’intégrité des systèmes, facteurs de confiance ;
  • le traitement des données des individus et des entreprises, et les possibilités offertes à ces derniers pour passer d’un système à l’autre.

Certaines concernent en particulier les réseaux qui vont supporter l’internet des objets et intéressent directement l’Arcep, d’autres se situent à la marge ou en dehors du périmètre de ses missions.

L’Arcep souhaite faciliter l’auto-organisation du marché, en s’inscrivant dans une démarche d’anticipation, de manière partenariale avec les autres acteurs publics concernés.

Pour préparer l’internet des objets, l’Autorité a réalisé, en partenariat avec la Direction Générale des Entreprises (DGE), l’Agence nationale des fréquences (ANFR), l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), France Stratégie et la Direction Générale de l’Aménagement, logement et nature (DGALN), une cartographie des enjeux qui se veut très large et va au-delà du périmètre d’action de l’Arcep. L’Autorité a également associé un grand nombre de parties prenantes au cours d’un cycle d’auditions et d’une série d’ateliers.

L’Arcep met aujourd’hui en consultation un projet de livre blanc, prenant la forme de deux documents qui sont le fruit de ce travail collaboratif.

• Le premier document, intitulé  » Préparer la révolution de l’internet des objets – Une cartographie des enjeux  » et cosigné par l’ensemble des administrations partenaires, détaille les enjeux de politique publique identifiés afin de faire de l’internet des objets un levier d’innovation, de modernisation et de compétitivité pour l’ensemble de l’économie.

• Le second document, intitulé  » Préparer la révolution de l’internet des objets – Orientations pour l’Arcep « , liste l’ensemble des pistes que l’Autorité souhaite suivre, à court et moyen termes, pour favoriser l’essor de l’internet des objets, et qui pourront, pour certaines, être précisées sous la forme d’actions concrètes dans le livre blanc définitif.

La consultation est ouverte jusqu’au 16 septembre prochain. Les contributeurs pourront répondre directement sur le site http://www.arcep.fr/iot, sur une page dédiée qui sera ouverte dans les prochains jours.

Préparer la révolution de l’internet des objets – Une cartographie des enjeux

Préparer la révolution de l’internet des objets – Orientations pour l’Arcep 

Source: Arcep Info – 19 Juillet 2016 – L’Arcep lance en concertation avec ses partenaires une consultation publique sur le thème : « Préparer la révolution de l’internet des objets »

Publié dans Une semaine en Desirade

Qualification et compétences de la population active

déficit de compétences

déficit de compétences

La population active française accuse, par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE, un déficit systématique sur les différents indicateurs des compétences requises dans un cadre professionnel. D’où provient ce déficit ?

D’une part, la massification scolaire s’est faite avec retard en France, impliquant que les cohortes les plus âgées actuellement sur le marché du travail accusent un retard conséquent en termes de formation initiale, qui continue à peser sur les qualifications moyennes de la population active.

D’autre part, et cela est beaucoup plus inquiétant, l’enquête PISA, qui évalue les compétences des élèves au moment de l’enseignement secondaire, comme l’enquête PIAAC, qui mesure les compétences des actifs, révèlent les mauvaises performances du système de formation initiale français. L’enquête PISA montre que le niveau moyen des élèves français du secondaire se situe dans la moyenne du classement de l’OCDE et surtout que le système scolaire français nourrit plus qu’ailleurs les inégalités et induit par là un fort déterminisme social.

L’enquête PIAAC, qui permet de regarder le niveau des compétences des jeunes actifs récemment sortis du système scolaire, démontre que les difficultés identifiées par l’enquête PISA au niveau du secondaire ne sont pas réglées au moment de l’entrée sur le marché du travail. Le niveau de compétence des 25-34 ans est en dessous de la moyenne des pays participants à l’enquête et l’écart de compétence selon l’origine sociale est plus important que dans les autres pays. Ceci indique l’incapacité des dernières années du secondaire et de l’enseignement post-secondaire (professionnel ou supérieur) à effacer le retard que certains élèves ont accumulé lors de la première partie de la scolarité, et ceci malgré la hausse importante du niveau moyen d’études.

Les enquêtes de l’OCDE révèlent également une obsolescence rapide des compétences acquises par les Français lors de leur formation initiale. Cette déqualification, une fois entré dans la vie active, met en évidence un problème au niveau de l’accès à la formation continue. Cette dernière bénéficie peu aux personnes dont les besoins sont les plus importants : en 2013, 36 % de la population active adulte française participe chaque année à une activité de formation contre 50 % en moyenne dans l’OCDE et 70 % dans les pays nordiques. Alors que 56 % des diplômés de l’enseignement supérieur participent à des formations, cette proportion n’est que de 17 % chez les individus qui n’ont atteint que le deuxième cycle.

Extrait de « Compétitivité : que reste t-il à faire ? » sur le site de France Stratégie

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Publié dans Une semaine en Desirade

Le numérique facteur d’exclusion

forfait 4G 20 Go

les fameuses promo de Free sur Vente privée com

Pour les plus de cinq millions de citoyens qui cumulent précarité sociale et numérique, la numérisation représente un facteur d’exclusion supplémentaire : une double peine pour des mères célibataires devenues subitement dépendantes des compétences numériques de leurs enfants, pour des personnes âgées isolées, pour des travailleurs peu qualifiés et des jeunes en recherche d’emploi.

Inscription à Pôle emploi depuis mars, prime d’activité lancée par la Caisse nationale d’allocation familiale depuis janvier, déclaration de revenus au mois de mai… Avec la dématérialisation totale de nombreux services publics essentiels, la République numérique se modernise.

Mais elle prend le risque de se construire sur un terrain inégalitaire. Car ces services 100 % en ligne, qui s’installent sans vraiment s’annoncer, font vaciller le pacte républicain pour tous ceux qui sont éloignés d’Internet. Nous, acteurs de la solidarité, entreprises privées, entrepreneurs du Web, réunis pour la première fois, faisons un seul et même constat : plus que jamais, l’autonomie numérique (ou littératie numérique) de tous devient une condition nécessaire de notre cohésion sociale. Chacun le devine, sans en mesurer l’importance.

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Publié dans Lu dans la presse

Les tambours de la démocratie numérique locale

eardrum

Eardrum by Steve Gschmeissner

Le mouvement d’ouverture et de réutilisation des données publiques (« open data ») s’est développé en portant avec lui plusieurs promesses citoyennes : celle d’une plus grande transparence des informations, d’une plus grande capacité d’actions pour des citoyens mieux informés et d’une plus grande participation à la vie publique. En effet, rendre les données accessibles alimente le dialogue, permet de mieux comprendre l’action publique et d’impliquer les habitants dans la co-production du territoire.

Depuis quelques années, ces aspirations au renouveau démocratique s’appuyant sur les technologies numériques ont dépassé le seuil de la transparence de l’action publique et s’ouvrent à de nouveaux champs d’innovation. Ainsi, la gouvernance ouverte est une approche qui regroupe :

La transparence de l’action publique : l’ouverture des données publiques (budget, carte de données, transports, environnement,…) et le partage de l’ensemble des ressources numériques permet l’innovation économique et sociale, améliore l’efficacité de l’action publique et restaure le lien de confiance avec les citoyens ;

La participation citoyenne : en incitant le gouvernement à consulter et à écouter les citoyens pour la prise des décisions et en modernisant les dispositifs participatifs, notamment par la création de plateformes numériques ;

La coproduction de l’action publique : avec les organisations, entreprises et associations par la création de partenariats.

Le gouvernement a publié en juillet 2015 le Plan d’action national pour une action publique transparente et collaborative, étape majeure de l’engagement de la France dans le Partenariat pour une gouvernance ouverte (OGP). Prenant acte de ces engagements récents, Décider ensemble crée le premier baromètre de la démocratie locale numérique qui poursuit 3 objectifs :

1/ Dresser le panorama des pratiques de démocratie numérique dans les territoires;

2/ Repérer les pratiques innovantes et les caractéristiques spécifiques de certains acteurs dans ce champ ;

3/ Porter à la connaissance du public la nécessité de lier les données publiques, les outils numériques et la participation citoyenne et promouvoir cette dynamique auprès des décideurs publics et porteurs de projets.

Sources et liens:

Présentation sue le site de « Décider ensemble » Le baromètre de la démocratie locale numérique Edition 2016

En version pdf ici

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Publié dans Open data

Secousses en temps réel

Brian Tull

Brian Tull

J’ai déjà eu l’occasion de vous présenter en 2012, sur ce blog, la visualisation en temps ( presque ) réel des brumes de sable du Sahara réalisée par le CIMSS et, en 2014, la carte des courants océaniques de Cameron Beccario, mise à jour tous les cinq jours.

Voici aujourd’hui une carte en temps réel des séismes du monde entier réalisée par le designer Peter Liu. La carte exploite les données de l’ USGS earthquake data feed avec Mapbox GL JS.

Dotée de bien plus de fonctions que les cartes en temps réel présentées précédemment – nous sommes en 2016 et la data est reine – cette carte vous permet de visualiser sur des durées différentes et selon leur impact la totalité des séismes enregistrés dans le monde à mesure qu’ils sont détectés.

Un must: Global seismic network 

En savoir plus

« Data-driven styling for live earthquake tracking », présentation du projet par Peter Liu – accompagnée du code vous permettant de réaliser tout type de carte exploitant des données avec Mapbox.

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Publié dans Apprendre à coder

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